...Londres.
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Le vol le plus ennuyeux de ma vie...
De retour d'un week end chez la famille, je devais prendre l'avion pour rejoindre la douce ville de Paris. J'appréhendais déjà l'ennui que j'allais subir en attendant l'avion (toujours en retard)
et le trajet (2h30 au dessus des nuages, youpi la première fois mais après c'est un peu très barbant) . Mon remède à ce traitement était donc la poursuite de la lecture d'un roman de Flaubert (eh
oui j'en suis encore aux classiques). Parti à la hâte j'ai glissé le livre dans la poche de mon sac en ayant l'idée de le retirer avant l'enregistrement des bagages.
Les démons.
C'est en oubliant complètement ses vieux démons, qu'ils se rappellent à nous. Et mon vieux démon, à mon arrivée à l'aéroport était mon amour d'enfance (d'adolescence ça se dit ?). Celle que j'ai aimé pendant 4 ans, en silence, était là avec...son mari ! Un peu troublé j'en suis venue à livrer mon sac sans en retirer le précieux sésame.
Décidé à ne pas l'aborder, car ça risquait de ré-ouvrir des tas de plaies que j'ai tant souffert pour les apaiser, j'étais obligé de tout faire pour les éviter. Mais sans mon livre j'étais livré à l'ennui total. J'ai prié pour que mes voisins de sièges soient sympathiques. Mais me voilà désigné à m'asseoir à coté de la vitre au fond, un couple, disgracieux au possible vient prendre les deux places vacantes. J'étais déjà plein de détresse mais 10 minutes après les voilà entrain de se disputer avec les passages en face de nous. C'était sur j'allais passer le vol le plus ennuyeux de ma vie.
Et ce fut ainsi.
Pour quelques livres de plus...
A l'arrivée je cherchais l' arrêt d'un bus que je prenais pour la première fois. Fort étonnamment je me retrouve au dessous d'un énorme pont, dans un lieu sordide où les voitures
passait très vite créant un bruit infernale. Interloqué je découvre qu'il y a bel et bien un arrêt de bus où 3 personne attendait, dont une jolie hotesse.
Mon prochain bus était à une heure d'attente, n'ayant pas eu le courage d'aborder la fille j'ai décidé de prendre le premier bus qui passait même si ça ralongais mon pacours. Mais là
je le tenais ce roman de Flaubert, Le trajet pourrais durer des heures que je les sentirais pas passer.
Arrivée à ma station de métro, je sors en même temps qu'une fille qui tient un bouquin dans sa main. Elle était habillé très simplement, un jean et un t-shirt, mais ça laissait apprécier tout le
reste de son corps, notamment de jolies hanches. Je la voyais marcher doucement et la voilà qui me tient la porte et me sourie.
Ah enfin un sourire ! Il n'en fallait pas plus, et après cette journée, pour que je l'aborde :
"Vous lisez quoi ?"
"euh un schmitt"
"c'est quoi ?"
"c'est une pièce de théâtre en fait"
"Vous voulez qu'on échange de livres ?" en lui montrant celui que je tenait à la main.
S'ensuit une discussion sur le roman que je lisait (Madame Bovary) et sur l'ennui de l'héroine (j'ai pas osé parler du mien). Arrivé au niveau de ma rue je lui dit que je devais la quitter.
"Mais on doit se revoir, prendre un café par exemple ? " Me rétorqua-t-elle.
"Mais tu t'appelles comment ? "
"Colette"
A ces deux syllabes mon coeur frémit, comme si les jolie corps avait forcément un joli prénom.
Après un échange sur l'écrivain du même nom on s'échange nos numéros de téléphone.
Le coeur léger, je suis rentré chez moi, et je vous ai écrit ce billet.
" Regarder, aimer, posséder, toujours comme si c'était la dernière fois. "Plus tard" murmure l'espérance, cette volonté des faibles. Mais il n'y a pas de plus tard [...] il y a un instant et
qu'il soit à moi. "
Montherlant
Ce blog est narcissique, profondément narcissique. Certains le traiteront d'exhibitionniste, qu'il en soit ainsi.